Buenos Aires, 20 août 2026
–L’Argentine a enregistré en juillet dernier un excédent de sa balance énergétique de 722 millions de dollars, contre seulement 12 millions de dollars un an auparavant, une forte progression portée principalement par la hausse des exportations de pétrole.
Selon les données publiées jeudi par l’Institut national de la statistique et des recensements (INDEC), l’excédent énergétique a ainsi progressé de 6.035 % sur un an.
Au cours du septième mois de l’année, les exportations énergétiques ont augmenté de 100 % en glissement annuel, principalement grâce à la progression des ventes de pétrole, qui ont atteint 1,020 milliard de dollars, en hausse de 144,4 % par rapport à juillet 2025.
Dans le même temps, les importations énergétiques ont reculé de 8,6 % sur un an, pour s’établir à 587 millions de dollars en juillet.
Le principal poste d’importation énergétique de l’Argentine au cours du mois a été le gaz naturel liquéfié (GNL), pour un montant de 264 millions de dollars, en hausse de 24,6 % sur un an.
Selon le rapport officiel, la balance énergétique argentine a cumulé, au cours des sept premiers mois de 2026, un excédent de 5,806 milliards de dollars, soit une progression de 84,3 % par rapport à la même période de 2025.
L’Argentine avait renoué en 2024 avec une balance énergétique excédentaire, après avoir enregistré des soldes négatifs depuis 2011, à l’exception de 2020, année atypique marquée par les effets de la pandémie.
En 2025, le pays avait enregistré un excédent énergétique de 6,663 milliards de dollars.
Cette amélioration s’explique principalement par l’essor de l’exploitation de Vaca Muerta, l’immense formation d’hydrocarbures non conventionnels située dans le sud-ouest du pays. Celle-ci abriterait la deuxième plus importante réserve mondiale de gaz non conventionnel et la quatrième de pétrole non conventionnel.
Exploitée depuis 2013 par la compagnie pétrolière argentine YPF, Vaca Muerta a attiré depuis lors quelque 52 milliards de dollars d’investissements destinés à son développement.
Treize ans après le début de son exploitation, la production a atteint des niveaux records, permettant à l’Argentine de réduire sensiblement ses besoins d’importation de gaz durant l’hiver austral, tout en disposant de volumes croissants d’hydrocarbures destinés à l’exportation et en renforçant ainsi l’excédent de sa balance énergétique.